Sitôt il devient du passé.

Un jour de plus s'écoule, et je suis las du temps. L'encéphale se tort, et une motricité involontaire exulte. Des spasmes de souvenirs arrachent les derniers lambeaux de raison. Joyeuse démence. Mais encore meurtrie de m'éveiller. Les veines lacrymales élève mon lacus et noie la peine. Dans ses terres de sang, la douleur n'est plus. Des barbelées encerclent l'épiderme. Je ceins et compresse. La tumultueuse cascade sanguine s'étend et crache sur les murs. Ainsi, peintre à mes heures et architecte du somptueux jardin de sang, j'admire le coït d'une psychose, amalgame de lucidité schizophrène. Les synapses de l'aliéné se métarmophosent en absences. La glace m'énivre et le clepsydre devient passé. La sepulture hornée de mort, libère le sinoque devenu charogne. Je m'en vais domir dans mon cercueil fleuri de douces épines. Et à vos corps appelant la cendre, la chair fade se décompose... L'unique épilogue lucide est que le commencement se nomme fin. Une boucle.

Je suis le fou, tu es mon pantin.

Je suis le temps, la désespérance.

Le confort au milieu des ténèbres, le purificateur de l'âme... La tristesse parmis vous et la pureté partagée pour les élus. Celui autrefois oublié par les dieux, mais aussi le souvenir au creux de la mémoire des anges et des démons. Je suis l'illusion du songe éphémère et la perte de de ce que je n'ai jamais eus. L'entracte entre une chair lacérée et la douleur, entre la paix de l'esprit et la guerre intrapersonnel, entre la première baise et l'adultère, entre l'apogée de l'Amour pur et la consommation de l'orgie.

Je suis la Solitude, je suis celui qui vous suis...


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" C'est revenir... Sans peine ni douleur... Ce n'est qu'une raison de plus pour être... sans personne... pour toiiiii
Je viens de la rue où j'ai tué quelqu'un
Et c'est ainsi que j'ai tué quelqu'un justement
Les raisons ?

Il n'y a pas de raisons
C'est que je n'ai plus d'amour à donner à personne.... "
- Ornatos Violeta in Um Crime

Ne me demande pas d'où je viens, ni où je vais, demande moi si je reviendrais. Ne me demande pas si j'ai déjeuner, dîner, je suis fatiguée et en retard (ceux en blouses blanches n'attendent pas, tu sais?). J'ai menti. Tu n'as pas voulu voir, mes mensonges fabriqués après les tiens. Je t'ai inventé toi, les amis, les hommes, les rues, un refuge où venir lorsqu'il pleuvait, et tout est mensonge. Je vous ai maltraités, pourquoi vous présenter mes excuses, vous pardonner, vous inexistants, les feuilles vierges, d'une blancheur insupportable.
- Vous ne comprenez pas ?
Je voulais m'enlacer, et je n'ai pas été en mesure de croire que j'étais vivante, que j'existais.
- Je n'existe pas, n'est ce pas ?
Quelle idiote, maintenant la jeune fille dit qu'elle n'existe pas, où as tu oublié ta tête, Ana ?
- Je n'existe pas.
Je passe par des chemins, des jardins, des témoins des noms
Rue leperd
Clement Jeanne
- Je les ai tous inventés
Une scène montée sur l'avenue de touristes,qui fourmillent parmis la population prête à lever la main et à appeler à la maison
- Je suis loin
On m'interpelle dans la rue, des caractéristiques, des vêtements, des couples qui s'aiment dans les jardins, certains enveloppés sur les bancs, semblent oublier les dates, les noms, les mensonges.
Je suis capable de m'enlacer,
Et de leur pardonner à tous, de ne pas exister.


Ainsi je suis le bien et le mal, le réaliste et le fou, l'esprit et le corps.

Ainsi je suis Ana. Et après . . ?

...
Sitôt il devient du passé.

# Posté le samedi 30 mai 2009 19:32

Modifié le dimanche 31 mai 2009 08:33

Des heures durant, j'écrivais sur toi mon Amour, et ça me déchiré.

Des heures durant, j'écrivais sur toi mon Amour, et ça me déchiré.
Dans une matinée froide je m'éveille, et pense. Tu n'es pas ici. Dans une attente sans fin, une tentative d'anticiper le futur. Je désespère agonisant par cette longue distance. J'attend le son de ta voix. Grâcié par un Ange, mon abris, ma protection. La raison caché d'un jour de plus, où ce qui importe est à peine une chose. La gélée couvre en ton manteau blanc, les feuilles qui planent et touchent le sol. N'ai plus peur. Je serais là, pour te proteger. Je serais là, pour t'aimer. Étreinds moi et emmènes moi à ces sommets, où la tristesse ne m'atteind plus. Libère moi de cet enfer qui s'abbat ici, Soit partie de mes rêves. La neige chute à ma fenêtre, ton paradis si près de moi. Une mer blanche s'étend pour ta venue... Et c'est ainsi que s'écoule chaque jour perdu. Quelques nuages noirs éclipsent les étoiles. La noiceur d'un coeur pour un milliard de rêves mort... - Il fait froid aujourd'hui. C'est toujours froid quand tu n'es pas là.. - . Je reste ici, vagabonde dans ton monde profane. Sans un destin à suivre, sans rêve, sans chemins pour avancer, sans rien a conquérir... Le monde est fou, et m'entraîne aussi dans sa folie, sans même que je ne sache quoi dire. J'ai vu l'amour s'enfuir dans la grâce des océans... Le monde est mort. Le monde est mort, mon amour. Et ton visage me maintiens en vie.

Mon ectoplasme se meut sous la danse érotique, et de ce feu violent brulant mes larmes. Sévit d'un prosaïque désir d' "Être", la pureté de l'innocense. Candide ventricule désacordé, des pulsions affaiblies sous ma poitrine. La noyade me couvre en une cascade océanique. Son regard atteint ma virginité, sa sensualité m'arrache à ma chair. Je suffoque et me noie. Mourante dans la jouissance. Pécheuresse dans les cieux. Tu me condamnes à la douleur merveilleuse, d'aimer en des mondes morts, de te désirais plutôt que ma fin.

On dit que le mal vainc si le bien ne fait rien. A peine devrions nous dire que le mal vainc.

A l'aube du dernier jour. Aujourd'hui est une bonne journée. J'entrevois tes mains écorchées qui me câlinent et je prévois des baisers. Je peins des traits et t'embrasse sous mes terres. Le lendemain distant et fascinant où les miasmes de notre amour se prostituent sous leur pieds ne sont qu'un futur oubli. Les vers s'introduisent dans mon encéphale et s'accouplent à la pestilence de mon tambour. Voici quelques tripes que sont les miennes, infectes et amoureuses. Sous les épines du roseau, nos os déjà pourris s'entrechoquent et s'aiment. Chaque jour est une nouvelle passion. J'étais différente mais cela ne signifié rien, jusqu'à ce jour, jusqu'à toi. Un aparté de vie dans ma chute, qui nous a mis la corde autour du coup avant de sauter. On s'aime. Et nos mots m'empoisonnent. Au final, il n'y a aucune réponse à ce que nous nous sommes dit, ce ne sont que des faces, des entrevues du passé que nous avons perdus.Tes ongles portent encore les traces de ma chair. Et mes poings sont encore couverts de ton sang. J'ai mis un fusil contre ma tempe et te l'ai tendu dans les mains... Et tu as fais fait de même. J'adore ce jeu. On se détruit.

Et tout semble avoir pris fin. La mélancolie dans sa plus pure conception. Quand tout se fini que reste-t-il? Les yeux implorant l'obscurité de me fondre en elle. Dors, dors... tu le mérites. L'illusion commence là ou le rêve se termine. L'une qui ne voulait simplement voir plus que la vie à l'intérieur, l'autre qui n'espéré simplement qu'un jour on voit le coeur profondément gelé sous la glace. Tu te souviens? Il pleut, et les rues ne ressemblent plus à des rues. Un nuage gris s'étend dehors, explosant l'absolue vérité d'un coeur malade: Quelle mélancolie, d'avoir, d'être et de ressentir... Tu allais mal, je n'ai juste rien dit. Mais je savais. Avant même de savoir de quoi il s'agissait. Car je le savais déjà... Je suis juste toi.

L'Humain voudrais à peine vivre des merveilles de son cerveau, puisque jamais il ne vivra de son coeur atrophié.

Les mois passent, et tout perd de sa force. Les rêves prennent fin dans le grand tableau noir. Je peux sentir la douleur qui lacère les veines, l'effondrement mental nourris par l'amnésie émotionelle. Elle est partie, loin du coeur et des souvenirs. Les mémoires nébuleuses s'endorment face au ressac de cette mer rouge. Soulevée par les souhaits nocturnes, tu rêves, et je dors. On apprend à vivre en apprenant à mourir. Entre la fleur fanée et l'éveil, tu as tout perdu, je n'ai rien gagné.
.
.
.

Ok. Je n'ai pas été une bonne gentille petite fille. Je promets que je vais m'arrêter avec ces choses (certains types de choses) et seulement celà n'arrive simplement pas. Je ne sais pas quel type de cul botter pour avancer droit. Peut être le mien. Je suis une pessimiste admiractrice de moi même. Je crois que je suis encore pire que les autres. Bien, pas exactement comme ça. Je crois que je suis foutue. Et quand je ne croyais déjà plus en Dieu... Hier j'ai prié. Et prié, prié, prié et encore prié. Je ne prétendais pas la laisser pire que ce que j'ai déjà été. Je n'ai pas besoins de petits jeux masochistes. Je préfère mourir. En vrai. Avec le pieu bien écrasé sur le coeur. Comme elle me l'a promis.

Je n'ai jamais tenter. Une fois j'ai pris ces cachets. hahahahahaha... J'aurais juré que je ne me réveillerais pas ? Je ne voulais pas me réveiller non. Parfois je ne fais que dormir. 14 heures, 15 heures... Peut être suis en train de dormir en ce moment.

Pertes et encore des pertes. Je savais que cela n'allait pas marcher main dans la main. Mais ça n'avait pas d'importance.

Je ne veux que la paix...

Je prie pour ça.

S'il te plaît, entend. Je rennonce à ton amour. Je veux juste la paix.

just peace.
love hurts.
.
.

Encore une fois nous sommes seules, mon amour, et j'ai toujours eu le sentiment que, peu importe ce qui arriverais, tu reviendrais toujours à moi et nous vivrions ensemble. Toutes les autres personnes dans ta vie, tous ces hommes qui n'ont rien fait d'autre que te blesser, aucun d'entre eux ne pourrait nous séparer complètement, parce que nous sommes unis par un lien bien plus fort que nous l'imaginons, un amour pur et vrai. Tu es assise dans le lit, attristée. Je t'enlace, dans mes caresses et les baisers que tu connais tant, et, peu après la fin de cet instant de larmes, je te sens en moi, dans mon monde, et dès lors, aucunes de nous ne nous sentirions plus jamais seule.
Les gens nous voient ensemble et voient la satisfaction de nos regards, dans nos pas, marchant côte à côte. Dans mon intérieur quelque chose de beau fleurit, car il n'y a rien dans le monde en dehors de nous. Bien que ce soit la tombée de la nuit, l'aube, ou même si un millier de fois le soleil s' éclipsé, je ne te laisserais pas avoir peur, ou même permettre que l'on s'interpose dans notre relation.
Un nuage passe, et l'espace d'un instant, quand je suis de retour pour te surprendre par derrière avec mes étreintes amoureuses, mon corps est paralysé par un mauvais sentiment, par une tristesse instantanée en te voyant à nouveau regarder un autre homme, désirer d'autres caresses qui ne sont pas les miennes. T'élancer dans un amour qui je sais, au fond de mon c½ur amoureux, ne sera pas différent des autres. Dans des pâles pas j'avance, et refait ma promesse de fidélité, parce que quoi qu'il arrive et combien de temps ça prendras, qu'il s'agisse de jours, de semaines, de mois ou d'années, je serai là quand tout se terminera, en attendant que tu reviennes à moi, et encore une fois je pardonnerais ton péché de rechercher d'autres amour que le nôtre.
Combien de temps c'est écoulé ? Ce fut douloureux de te voir sourire en d'autres bras, te voir faire un souhait en jetant la petite pièce sur cette fontaine en sachant que le désir demandé n'était pas envers moi, que le sourire sur tes lèvres n'était pas pour moi. Et maintenant, je te vois face à cette même source, en observant ta pièce au fond des eaux, sans vie, sans amour, et sans espoir.
Pour toi, ce fut une petite romance qui une fois de plus nous a séparé pour nous réunir à nouveau dans des lacets encore plus solides; et pour moi, en te serrant et en plongeant à nouveau dans notre de monde de passion et de quiétude, te sentant à nouveau réchauffer les ténèbres de mon âme si solitaire et la répétition d'un cycle qui un jour j'espère aura une fin, le jour où nous resterions ensemble tout au long du temps, le jour où tu reviendras à moi et ne désireras pas d'autres bras. Toi, mon amour, et moi, ton ombre.


Départ.


Dans les obscurités de ton monde,
J'ai rencontré la passion,
Dans la noirceur de tes longs cheveux...
J'ai rencontré le désir,
Dans ton pâle corps de femme,
J'ai rencontré le plaisir,
Dans ton doux arôme parfumé...
J'ai rencontré l'Amour,
Dans le rouge écarlate de ton sang.

Dans ton monde obscure,
J'ai bu de ton sang,
Goûtez à ton sel,
J'ai contemplé ton âme,
Je t'ai donné mon Graal.
Tu t'es ressourcée dans mon calice,
Je t'ai protégé sous mes ailes,
Et réchauffé sous mon manteau...

Dans mon coeur,
Brûle un feu,
Qui jamais ne s'éteint...
Pour cause, mon Amour est éternel.
Et cette magie me fait chanter,
Dans mon errance,
Dans ce monde mien parallèle...
Dans le retour à mon élément,
J'emmène avec moi ce feu,
Remplie de désir,
Et d'amour pour toi...

Je ne rencontre pas l'enchantement,
Dans ce moment final.

# Posté le samedi 30 mai 2009 20:04

Modifié le dimanche 31 mai 2009 12:18

Welcome down to my planet hell..!

Welcome down to my planet hell..!
Les jambes écartées, ensanglantées, écartelées. J´embrasse son vagin, le goûte et le lèche. Lubrifié par une espèce humaine, insouciante, exaspérante, ils jouissent un à un dans la Matrice. Pénétrée, et fécondée. Je suis l´éjaculation erronée. Le miasme de leur déjections. La charogne baisé. J´accouche avec jouissance la névrose parfumé et je souille à mon tour le jardin du néant. Pièce maître de la partouse absolue. J´erre dans le damier, et chaque case est noire. Seule et aliénée, cloisonnée dans le monde. Je chute à terre et suffoque. La gorge serré n'attend que de crier. Des hurlements atrophiés. Plongée dans mon délire, la destruction me pénètre en un orgasme ultime. J'écris des lettres alcoolisées, me rends à demi folle. Toujours un peu plus vide...

Une pulsion de plus. Des injections glaciales parcourent mon réseau sanguin et cognent mon cerveau. L'encéphale gelé à ce lieu bien lointain. Plus aucune connexion, plus aucune vie. Et cette noyade, vicieuse... Le soleil s'éveille et transperce la brume, aussi blanche que la coke. Elle m'aveugle, m'enfonce toujours plus loin dans ce vortex. C'est à ce moment là que je te sens. Rien de plus qu'une ombre, dont le coeur atrophié se joint à l'orchestre sanglant. Les dernières notes d'une vie. Rien de plus qu'une ombre, mais je connais ton visage, ton odeur. La mélodie s'accélère, et les sonorités deviennent de plus en plus floues. Je sens la chaleur de ton âme fiévreuse, elle m'invite à danser. Je tourne, tourne, et retourne et nos deux âmes échouent instantanément dans l'ombre. Puis vient le vide, le noir.
Écrire. J'écris.

C'est ce sang qui s'insinue dans mes veines, riche en folles pensées égarées. Ce sang qui est le mien, ses veines, mon esprit. Je l'entends bombarder avec frénésie mon blême c½ur, et la douce vibration du sang qui fluctue et saute. En constantes hémorragies et transfusions, où je donne et reçois de la vie d'autres esprits, hallucinés comme le mien. Je sens vibrer la démence et la magie. Pauvre illuminée que je suis. noyée dans l'éternité des profondeurs de synapses malades. J'erre entre la longitude et la latitude de neurones pourris, la où mes phrases commencent et terminent. Les mots s'enchaînent, et l'espace d'un instant, j'infecte le mouvement de cet univers. Il n'existe pas une seule partie de moi qui ne te désire pas, qui ne te veuille pas, qui ne t'aime pas. J'écris, car mon sang est formé avec mes mots.
.
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# Posté le dimanche 31 mai 2009 12:52

Retourner là d'où l'on vient.

Retourner là d'où l'on vient.
Je ferme les yeux
La lanterne s'essoufle
L'odeur du réveil
Du miel sauvage et de la rosée

Des jeux d'enfants
Des forêts et des lacs
Des rivières d'argent
Des jouets des temps anciens

Prairies Paradisiaques

Les fleurs merveilleuses
Et les trésors cachés
Dans la praire de la vie
Mon hectare de Paradis
Un enfant de cinq ans, au coeur de l'hiver
Dans un endroit appelé "maison"
Naviguant sur les vagues du passé

Prairies Paradisiaques

Chaise à bascule sans un rêveur
Une balançoire en bois sans rires
Un bac à sable sans soldats de plomb
L'époque de Noël sans l'Envol

Lié aux rêves pour la vie

Les fleurs se flétrissent, et les trésors restent cachés
Jusqu'à ce que je vois la première étoile d'automne

Je m'endors
Et je vois tout :
L'attention d'une Mère
Et la couleur des cerfs-volants

Prairies Paradisiaques


- Meadows of Heaven -

Moldes, Viana Do Castelo - Portugal.
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# Posté le dimanche 31 mai 2009 15:39